Les 3 choses que je devrais dire plus souvent

31 août 2016

3 chose que je devrais dire plus souvent

Tout le monde a des mots, des phrases qu’il ne dit pas assez souvent. Pour certain, c’est « Merci ». Moi, je remercie la vie dès que j’en ai l’occasion et je communique ma gratitude à mes proches lorsqu’ils me rendent service ou qu’ils posent un beau geste envers moi. Ce n’est pas non plus « Aide-moi » ou « Je suis désolée », parce que pile régulièrement sur mon orgueil pour demander de l’aide lorsque j’en ai besoin ou pour admettre mes tords. Les trois phrases que je ne dis pas assez souvent sont les suivantes :

1. Je t’aime.

Vous allez peut-être vous reconnaître. Plusieurs personnes sont dans cette situation, la peur de dire je t’aime. Mais moi, ce n’est pas exactement ça. Je dis je t’aime à mes amies, un peu comme un « Love ya », ou très sincèrement parce qu’elles sont là pour moi. Mais je bloque avec mes parents, ou avec l’amoureux (quand il y en a un). Je ne sais pas comment le dire, quand l’exprimer et sur quel ton le dire. Il y a aussi le « Je t’aime » à un ami gars qui n’est pas toujours simple. Va-t-il se faire des idées? Être mal à l’aise? Est-ce qu’il va y avoir un froid entre vous? Je ne suis pas quelqu’un qui exprime beaucoup ses sentiments, le fait d’être à nue comme ça me fait peur au plus haut point. On ne peut pas être parfait, je suppose…

2. Tu m’as blessé.

Encore une fois, je n’exprime pas mes sentiments. Alors quand quelqu’un me blesse, je fais comme un animal blessé : je m’éloigne, je me terre pour lécher mes blessures et je refais surface quand ça va mieux. Ce n’est pas toujours la chose à faire parce que mes proches ne comprennent pas. Ils font comme l’humain qui suit le chien pour comprendre pourquoi il s’éloigne. Et je fais comme lui, je grogne lorsqu’il s’approche trop près. Plusieurs disputes avec mes amies ont commencé comme ça. Moi, incapable de dire que j’ai été blessée, qui fuit, puis devient bête soudainement. Ou je laisse aller. L’amie qui m’avait promis de m’appeler pour renouer contact et qui ne l’a jamais fait : tant pis. Une fissure sur mon cœur de plus. L’amie qui a des engagements plus importants que me voir ou qui passe tout son temps avec son copain : tant pis. Lorsque j’ai le sentiments d’être abandonnée, de ne plus être importante dans la vie de quelqu’un, je me pousse. Je laisse toute la place à la nouveauté, aux nouveaux visages. Je perds donc des personnes importantes dans ma vie parce que je n’ai pas su dire qu’ils m’avaient blessé lorsqu’ils annulaient nos rendez-vous. Mais ma relation perturbée avec le rejet fera l’objet d’un autre article, si vous me permettez.

3. Je suis là pour toi.

C’est un peu étrange comme dernière phrase, j’en conviens. La plupart des gens sont très capables de dire aux autres qu’ils sont là pour eux, moi-même j’ai de la facilité la majorité du temps. Je le dis et je le pense sincèrement. Mais il y a des situations plus complexes, des gens avec qui c’est plus difficile. Une connaissance plus ou moins proche, une amie déjà entourée par deux millions de personnes… Tu ne veux pas la brusquer, lui faire comprendre qu’elle a besoin d’aide. Ou encore un ami qui nous parle de ses problèmes, cet ami avec qui vous avez traversé des tempêtes, parfois ensemble, parfois l’un contre l’autre. Ou une personne de qui vous étiez tellement proche et qui est devenue… pas une inconnue, mais plutôt comme un frère ou une sœur qui habitent dans une autre ville : tu ne lui parles pas à toutes les semaines, mais il ou elle est toujours là pour toi et occupe cette place importante dans ton cœur. Et parfois c’est dur de dire à ces personne que nous sommes là, que si elles ont besoin de nous, nous pouvons accourir même si elles habitent loin. Ces personnes le savent sûrement, mais il serait peut-être important de leur rappeler, surtout dans les moments plus durs. Mais c’est compliqué, ces petits mots là. Ça implique beaucoup de choses. Pis des fois, ça sonne dramatique un peu, comme si on venait de trouver une maladie rare à un ami et qu’il n’avait plus beaucoup de temps devant lui. C’est ce mettre à nue. Comme dire « Je t’aime ». Pis c’est aussi prendre la chance de se faire revirer par un « ouais, mais non, j’ai pas besoin de toi ». Une autre fissure dans le cœur.

 Je suis là pour toi. Si t’as besoin, j’men viens. Maintenant. Juste pour écouter un vidéo con sur internet ou pour rester assis en silence, si c’est ce dont t’as besoin. Ou pour dévaliser les magasins. Ou pour t’écouter parler, répéter encore et encore les mêmes affaires jusqu’à ce que ta bouche n’en puisse plus. Ou pour te verser des verres de vodka, les uns à la suite des autres, jusqu’à ce que t’en oublie tes problèmes. J’suis là, tsé. Même en silence . Même sans l’dire . Oublie-le pas.

Josianee .

By Josiane

Bloggeuse, étudiante, lectrice assidue, rieuse et adepte du bonheur, Josiane cherche continuellement de nouveaux trucs pour remplir son quotidien de magie et de bien-être. Elle retrouve son essence en nature et rêve de vivre de son écriture, installée dans une petite fermette de campagne.

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