5 Trucs pour gérer son stress

14 juin 2016

Gérer son stress

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été anxieuse (je vous en parle d’ailleurs ici). Tout me stressait, ce qui finissait par être un handicap assez important.

J’ai suivi un cours de psychologie au Cégep qui m’a beaucoup appris sur le stress. Il y a quatre facteurs qui nous font produire des hormones de stress:

  • Contrôle faible sur la situation

Ex : Lorsque nous sommes pris dans le trafic. Nous savons que nous allons être en retard, mais nous ne pouvons rien faire pour y remédier.

  • Imprévisibilité

Ex. : Notre employeur est souvent de mauvaise humeur et, à chaque fois que nous allons travailler, nous ne savons pas s’il va être gentil ou s’il va crier.

  • Égo menacé

    Ex. : Les fameuses présentations orales. Nous avons peur de faire rire de nous ou qu’on nous trouve mauvais. Ou bien quelqu’un qui mets en doute nos talents et nos habiletés. 

  • Nouveauté

Que ce soit un nouveau travail ou une journée à une nouvelle école, lorsque nous ne savons pas ce qui s’en vient, nous sommes stressés.

Source : http://www.stresshumain.ca/le-stress/comprendre-son-stress/source-du-stress.html

J’ai fini par développer des trucs pour gérer mon stress et pour me faciliter la vie dans les moments un peu plus mouvementés.

1. Prévoir les déplacements à l’avance

Quand je dois aller à un nouvel endroit, je m’assure de connaître le trajet par coeur ou bien d’avoir les outils nécessaires pour me retrouver (boussole, cartes, GPS, name it) et d’avoir les recharges si jamais ces outils manquent de batterie. Je m’assure aussi de prévoir assez de temps pour ne pas être stressée s’il y a de la circulation ou si l’autobus est en retard. À Moncton, où le système de transport public est un peu bancal, je partais presque 1heure à l’avance lorsque je devais me déplacer vers 16h-17h, au moment où le trafic est plus dense. De cette façon, si l’autobus était trop en retard et que je manquais mon transfert, je savais que je pouvais attraper l’autobus d’après et arriver à temps. J’ai aussi tous les numéros de taxi des villes où j’ai habité enregistrés dans mon cellulaire. Je m’efforce de garder le contrôle sur la situation pour éviter le stress.

2. Imaginer le pire et dédramatiser

Ceci fonctionne surtout pour la nouveauté. Lorsque je commence un nouvel emploi où bien que je vais rencontrer des nouvelles personnes, je fais de la visualisation. J’imagine que tout se passe bien, que je réussi, etc. Puis, si mon stress ne s’en va pas, je me demande, comme ma mère le faisait lorsque j’étais enfant : « C’est quoi le pire qui peut arriver ? ». Le pire lors de ma première journée de serveuse ? Faire tomber un plateau entier de drinks. Ça, je l’ai déjà fait, donc check. Le pire, lors de la première journée à l’école ? Se perdre ? Ouin, pis ? Personne ne va mourir, tu vas juste arriver en retard après avoir dû piler sur ton orgueil pour demander ton chemin. Te tromper de local ? Encore là, pas de mort, juste un petit moment gênant qui fait une belle histoire après. Dédramatiser les situations de stress à l’avance, ça aide beaucoup à gérer son stress.

3. Bien se préparer au prévisible…

Il est utile de se préparer comme il faut si on veut diminuer son stress. Si on ne sait pas son texte de présentation orale, c’est sûr que l’anxiété va monter. Si on se lève vingt minutes avant de devoir être assis dans son cours et que rien n’est prêt, stress.

4. …Et aussi se préparer à l’imprévisible

Pour contrer le facteur d’imprévisibilité, j’ai l’habitude de me préparer à toute éventualité. Lorsque j’étais au secondaire en voyage scolaire, j’étais la « Maman » du groupe, celle qui traînait trois paires d’écouteurs dans son sac dans l’autobus. Mon amie, qui a brisé les siens dans le stationnement de l’école avant un voyage de 9heures, a été très contente d’être assise près d’une freak de l’organisation.

Lorsque je dois faire de la route l’hiver, j’ai l’habitude de traîner des crampons pour mes roues, une pelle rétractable, deux balais à neige, trois grattoirs et deux bidons de lave-vitre. J’ai aussi continuellement dans ma voiture une pinte d’huile à moteur, de l’huile à power steering, une lampe de poche qui fait aussi un signal SOS et qui a une fente pour couper la ceinture de sécurité et un pic pour briser une vitre. Oui, juste ça. Il ne me manque que la trousse de premier soin et la couverture contre l’hypothermie. Dès que j’ai eu des amis qui ont eu leur permis de conduire, ma mère m’a inscrite à CAA Québec, d’un coup qu’un de leur bazou tombe en panne pendant que je suis dans la voiture. J’étais l’Amie à avoir dans la voiture. Je sais changer une crevaison, booster une voiture et vérifier l’huile. J’aime acquérir des connaissances pratiques pour me sortir d’une situation difficile. Après tout, ma principale motivation pour apprendre à conduire manuelle était que si jamais je suis prise dans un bois avec un tueur et une amie morte et que la voiture pour nous ramener est manuelle, ben je ne serai pas dans la marde.

5 . Est-ce que j’ai du contrôle sur la situation ?

Malgré toute la bonne volonté du monde, il y a toujours une limite au contrôle. Si vous êtes partie d’avance au travail, avec un itinéraire précis et après avoir vérifié que votre voiture est en ordre, si vous êtes pris dans des travaux que vous ne pouviez éviter, vous devez vous poser la question « Est-ce que j’ai du contrôle sur la situation ? ». Rendu à un certain point, stresser à mort n’aidera pas. Si vous êtes assis derrière votre volant, par-chocs à par-chocs, il n’y a rien de plus que vous pouvez faire. Si vous êtes prise dans une autobus qui roule à 20km/h non plus. La meilleure façon de gérer cette situation est de prévenir de notre retard pour enlever le stress d’être attendu, puis de relaxer. Pris dans le trafic ? Chanter. Pris dans l’autobus ? Liser un livre. C’est le meilleur remède pour garder son calme et son sourire !

Je vous laisse sur cet exemple concret de gestion du stress made by me :

Exemple : Je devais faire un trajet de 6heures de route avec ma voiture qui avait une fuite d’huile de direction (power steering), et je déménageais, donc ma voiture était pleine et je traînais mon chat dans sa cage. J’avais peur que la fuite devienne pire et que l’huile finisse par passer de bord en bord du réservoir, me laissant prise sur le bord de la route avec mon bébé chat qui miaulait à s’en briser les cordes vocales (imaginer le pire, check). Pour me préparer, j’ai poser des questions à mon père sur la mécanique, pour savoir à quoi m’en tenir et pour connaître les signes qui m’indiquais que mon niveau d’huile était bas. J’ai acheté un bidon d’huile pour être sûre de ne pas être prise sur la route, sans garage aux alentours, à sec. Ensuite, j’ai avertis ma mère que j’allais possiblement avoir besoin d’un lift et je me suis assurée d’avoir son numéro de téléphone au travail. J’avais un plan pour le pire scénario. Rendue sur le chemin, j’ai fait de la visualisation et j’ai encouragé ma voiture (c’est ce qui a fait toute la différence, j’en suis sûre). Je me suis arrêtée régulièrement pour vérifier le niveau d’huile. Et finalement, j’ai mis de la musique forte et j’ai chanté à tue-tête parce qu’après tout, malgré toute ma bonne volonté et toute ma préparation, je n’avais aucun contrôle véritable sur la fuite et tout pouvait arriver.

Xx Josiane .

By Josiane

Bloggeuse, étudiante, lectrice assidue, rieuse et adepte du bonheur, Josiane cherche continuellement de nouveaux trucs pour remplir son quotidien de magie et de bien-être. Elle retrouve son essence en nature et rêve de vivre de son écriture, installée dans une petite fermette de campagne.

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